Le toucher représente une des formes de communication humaine les plus essentielles. La nature du toucher et notre façon de le déployer parle de notre héritage culturel, social et familial. Il n’est pas surprenant que dans une société au long héritage judéo-chrétien, cette forme d’expression, de bien être et de sensations ait longtemps été mis sous silence…

La parole et le toucher
Le contact corporel touche directement notre histoire personnelle au plus profond. Le toucher participe d’une communication non-verbale en même temps qu’il interpelle notre intimité. Là où la psychanalyse valorise la parole comme élément crucial de développement de l’enfant, certains anthropologues soulignent que le toucher constitue une dimension vitale (tels que l’anthropologue et humaniste anglais Ashley Montagu (1) ). Dans les 2 cas, il s’agit bien d’accueillir le bébé puis l’enfant, de réchauffer son corps et son âme et de lui donner les moyens de se construire de façon suffisamment sécure.

Culture et biologie du toucher
Il est reconnu que le toucher permet d’apaiser différentes formes d’angoisses et d’anxiété. Il peut exprimer le réconfort ou se faire le témoin de ressentis profonds. Sur un plan culturel, rares sont les expressions du toucher admises ou valorisées dans notre société. Mieux toléré dans les échanges féminins, ceux-ci sont quasi bannis des rapports entre hommes (encore souvent associés à des liens d’homosexualité). A un niveau biologique, il est démontré que le contact de deux épidermes provoque notamment des changements hormonaux (production de sérotonine et d’ocytocine, baisse de la production de cortisol) tout en stimulant le système parasympathique, générateur d’émotions positives (2).

Le toucher massage
Au delà de l’aspect détente, récupération voire même prévention, le massage peut permettre une plus grande ouverture aux ressentis corporels et développer une conscience plus précise du corps. Que ce soit dans le cadre de l’ostéopathie ou de massages de bien être, le toucher peut éveiller des sensations émotionnelles ou psychiques qui sont autant d’occasions de nous révéler à nous-mêmes (elles touchent notre histoire, nos blessures et conflits somatisés…).

(1) Ashley Montagu est notamment l’auteur de l’ouvrage La peau et le toucher grâce auquel il cherche à réhabiliter le toucher.
(2) Dans American Heart Journal, 1974, 88, 160-169

 

source : https://www.psychologie.fr/article/les-bienfaits-du-toucher-A-79.html

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